Les chiffres romains

Les 22 Arcanes majeurs sont numérotés avec des chiffres romains, et ce n’est pas un hasard.

Leur numérotation se fait en rajoutant un chiffre à chaque fois et non en soustrayant un chiffre.

Ex : l’Arcance IIII (l’Empereur), elle n’est pas désignée par 5 – 1, c’est-à-dir IV, mais par 3 + 1, c’est-à-dire IIII. Idem pour l’Hermite (VIIII), la Tempérance (XIIII), le Soleil (XVIIII).

Chaque Arcane constitue la synthèse des expériences de la carte précédente, c’est pour cela que les chiffres doivent toujours être ajoutés et jamais soustraits.

Les chiffres romains présentent une ressemblance frappante avec les différents symboles ésothériques, propriété que l’on ne retrouve pas avec les chiffres arabes.

  • Le un s’écrit avec un bâtonnet qui représent le Jod, l’as de bâton, le début, I
  • Le deux représente les deux colonnes Jakin et Boaz (placé par le roi Salomon à l’entrée du Temple de Jérusalem) , II
  • Le trois représente le triangle décomposé, III, la trinité
  • Le quatre représente le carré décomposé, c’est-à-dire le règne de Malkouth ou Malkuth, IIII (niveau le plus bas de l’arbre de vie - lieu de passage, la primière porte qu’on franchit, Malkuth signifie « le royaume », donc la notion de royal, de commandement… Cest le mot de passe qui donne accès aux autres portes. C’est par Malkuth que l’on sort du « Monde » matériel pour remonter vers le Divin « seuil de la mort »)
  • Le cinq symbolise le microscosme, c’est-à-dire un triange dont le sommet est tourné ver le bas V
  • Le six correspond à l’union de 3 + 3, c’est-à-dire III + III, l’hexagramme décomposé.

 

Il en va de même pour toutes les autres lames. Il est impossible d’établir une comparaison de ce type avec les chiffres arabes, ce qui démontre, que rien n’a été conçu au hasard dans les lames du Tarot.