Les pensées

« La Pensée est un acte qui commence ». Qu'une Pensée bien déterminée revienne, souvent, avec un violent désir, elle finit par envahir le champ de la conscience et l'acte qui en est la conséquence s'accomplit facilement. C'est un fait de saturation. Lorsque celle-ci est suffisante, la cristallisation en acte se produit.

 

Une pensée de haine ne peut pas atteindre une âme pure, elle est repoussée, et, comme rien ne se perd, elle revient frapper celui qui l'a projetée.

Comme celui-ci vibre d'une façon identique aux pensées qu'il émet, il reçoit ce mouvement, avec la plus grande facilité et son activité est augmentée d'autant pour en émettre d'autres de même nature.

Ainsi, finalement, le créateur d'une pensée mauvaise souffre, toujours, de ce qu'il a voulu faire souffrir à d'autres et, si cette pensée est énergique et se renouvelle constamment, il peut en souffrir beaucoup et même en mourir. C'est, ainsi, que l’envoûteur s'envoûte lui-même, surtout, lorsque l'action qu'il dirige n'est pas reçue par celui à qui elle était destinée.

 

Celui qui est peu évolué reste, donc, exposé, dans une certaine mesure, aux attaques de ceux qui veulent lui nuire, mais lorsqu'il s'est purifié, les jaloux, les envieux, les ennemis qu'il peut encore avoir ne peuvent rien ou à peu près contre lui.

On doit rechercher la société des gens heureux, courageux, gais, forts, pleins d'espoir et éviter le plus possible les craintifs, les mélancoliques, les coléreux, les méchants et les malheureux en général,  comme l'avait déjà observé G. Agrippa

 

Source : Hector Durville - Magnétisme personnel ou psychique.