« Comment te sens-tu ? »; «Je ne me sens pas, je n’ai pas le temps ! »

Nous traitons notre corps comme un esclave que l’on peut échanger à tout moment en oubliant qu’il nous est impossible de le remplacer.

En oubliant qu’avec la fatigue et un corps aux capacités amoindries, c’est notre vitalité qui en pâtit. Et par voie de conséquence notre vie perd une bonne partie de ses attraits et qualités. La richesse de ses couleurs, sa profondeur en sont diminuées d’autant.

Nous laissons échapper une des facultés essentielles de l’enfance : la capacité à se décontracter.

 

L’organisme d’un enfant se détend très bien spontanément. S’il est fatigué, une demi-heure de sieste suffit pour qu’à nouveau une mer d’énergie se déchaîne : le rétablissement de son activité s’effectue très vite. Mais en vieillissant, les muscles et les tissus finissent par « s’intoxiquer » peu à peu. Ils conservent des tensions qui s’accumulent et dont ils n’arrivent plus à se débarrasser spontanément. Ils perdent leur capacité à se détendre facilement et ils sont de ce fait, de moins en moins à même de supporter de grands efforts physiques.

Avec l’âge, nous avons de plus en plus besoin de temps pour nous rétablir, d’autant plus que le repos n’est plus aussi complet: notre élasticité n’est plus la même et notre résistance aux facteurs extérieurs moindre.

Quels sont les effets de la tension ?

Notre corps est tissé de canaux énergétiques qui, à l’instar des vaisseaux sanguins et lymphatiques, baignent nos tissus d’énergie et servent de système d’échange informationnel.

Si les tissus sont constamment pincés/serrés sous l’effet d’une tension permanente, une circulation énergétique normale dans les canaux devient impossible. Les tissus accumulent alors des toxines matérielles et énergétiques, et cette accumulation va provoquer peu à peu une stagnation des processus habituels autour d’un organe, souvent le plus faible.

Les tissus se couvrent d’une pellicule qui bloque d’abord l’alimentation et le nettoyage énergétiques, puis l’alimentation et le nettoyage matériels (en sang, en lymphe.).

Les terminaisons nerveuses signalent ce blocage par des impulsions douloureuses et déclenchent les forces de protection de l’individu. Mais l’isolement (en terme d’échange nutritionnel énergétique) de l’organe va être renforcé du fait que la douleur augmente la tension des tissus qui l’entourent.

L’attention, attirée par la douleur, va se concentrer sur la zone douloureuse et finir par bloquer l’énergie déjà stagnante et l’immobiliser.

 

On peut dire la même chose de tout l’organisme comme du corps énergétique extérieur. Les enveloppes énergétiques qui entourent le corps physique accumulent elles aussi des scories énergétiques et leur élasticité comme leur capacité à guérir peuvent se perdre rapidement. Un stress ou un coup énergétique va provoquer un spasme et une déformation du cocon énergétique.

Une des couches (enveloppes) ne laissera plus circuler l’énergie dans un sens comme dans l’autre (extérieur - intérieur) provoquant une isolation et un arrêt de la circulation des flux énergétiques internes.

L’immobilité se propagera de la membrane abîmée au corps physique qui va se couvrir alors d’une carapace statique, carapace qui s’épaissira et atteindra en commençant par la peau, toutes les matières du corps et ce de plus en plus profondément. Le cocon de la personne ne ressemblera plus alors à un tourbillon vivant, changeant et scintillant mais à un caillou sombre et froid.

Au niveau du corps physique, comme les canaux énergétiques ne vont plus recevoir d’alimentation venant de l’extérieur, le cours de leur énergie va se trouver ralenti. Ralentissement qui va provoquer d’abord une intoxication dans ces canaux, et par conséquent une intoxication des organes et des cellules. Quel est l’organe qui va « crier » douleur en premier, tirer la sonnette d’alarme et signaler que quelque chose ne va pas ?

Tout dépend de leur état de faiblesse. La douleur est toujours le signal d’un barrage apparu dans le tourbillon, d’un barrage qui ne laisse plus passer d’énergie.

Le déséquilibre du système général peut également être dû à l’hypertension seulement d’une des parties composant ce système, (physique, psychologique, mentale). Déséquilibre qui peut être évité par exemple si au cours d’un effort intellectuel, alors que ce sont le cerveau et les enveloppes mentales qui sont activés, l’homme sait répartir cette activité dans tout son corps et sur tout le cocon qui entoure son corps. D’autre part si l’individu sait établir entre eux une parfaite circulation et un bon échange, l’activité sera aussi distribuée dans toutes les sous-structures jusqu’aux cellules elles-mêmes. Ceci équilibrera et stimulera l’activité de son corps physique et de ses enveloppes énergétiques.

Bien souvent, suite à une douleur passagère, si nous y avons prêté attention, nous nous prenons à espérer que son origine ait disparu avec le malaise. Des causes qui se seraient dissipées toutes seules ! Espérance très répandue. Mais méfions-nous quelques temps plus tard d’un mal de reins inconnu jusqu’ici («Je n’ai jamais eu mal aux reins auparavant ! » ou « Mon foie ne m’a jamais inquiété avant », etc.). Si on veut éviter qu’une autre partie du corps n’en fasse aussi les frais, si on veut éviter que la douleur ne s’aggrave et ce peut-être de façon détournée, toute douleur doit être traitée rapidement, et ses causes repérées.

 

Face à une sensation douloureuse, il faut d’abord détendre au maximum l’organe douloureux et les tissus qui l’entourent, car cette décontraction permettra une meilleure circulation des flux énergétiques. En se concentrant sur la zone stagnante et douloureuse, il faut ensuite:

  • soit remettre en mouvement l’énergie de la zone douloureuse en la faisant tourbillonner.
  • soit à l’aide d’un flux d’énergie pris à l’extérieur de cette zone, nettoyer avec lui, comme avec un ruisseau, les scories et les saletés, sans oublier de les faire sortir du corps.

 

L’utilisation des analgésiques n’offre qu’une aide partielle : ils atténuent le signalement de la douleur dans les centres du cerveau et apaisent la tension des parties enveloppantes, mais comme il n’y a plus de signal, l’organisme « croyant » que tout va bien cesse de se défendre alors que l’organe continue à se détruire.

Tout est lié dans nos corps physique et énergétique. De nombreux facteurs agissent en permanence sur le tourbillon énergétique de l’homme, ils en changent la circulation interne, ses pulsations, la densité du champ énergétique dans certaines zones. Ces facteurs peuvent être externes comme internes.

Le système général d’un individu est équilibré et mobile lorsque l’échange entre les différentes couches énergétiques est bon. Il est donc nécessaire de renforcer l’activation de tous les niveaux énergétiques, l’échange énergétique d’une enveloppe à l’autre, leur alimentation réciproque, et de renforcer la puissance additionnée des plus petites structures comme les atomes, jusqu’à la structure globale.

 

Source : Qigong sibérien : la face cachée du chikung - Marina et Victor Zolojnov